Locataire et ouverture de boîte aux lettres : Ce qu’il faut savoir
- 15 avril 2026
- FISCALITE
Locataire et ouverture de boîte aux lettres : Ce qu’il faut savoir En gestion locative, les questions de responsabilité et de coût... En savoir plus
Avec la crise actuelle de pénurie de logements disponibles à la location, une question se pose de plus en plus : la location longue durée reste-t-elle une option rentable pour les propriétaires ? Une députée de la majorité présidentielle, Annaïg Le Meur, s’est récemment penchée sur cette problématique et propose des mesures pour rendre ce type de location plus attractif.
Actuellement, la fiscalité avantage nettement la location meublée par rapport à la location vide. De plus, la location de courte durée, souvent associée à des plateformes comme Airbnb, est plus rentable fiscalement que la location longue durée, qu’elle soit meublée ou non. Cette situation décourage de nombreux propriétaires à opter pour la location classique. Pour répondre à cette problématique, Annaïg Le Meur et son collègue socialiste, Iñaki Echaniz, militent pour une harmonisation des régimes fiscaux afin de réduire ces disparités.
Leur proposition de loi, adoptée à l’Assemblée nationale et au Sénat, est actuellement en attente d’une validation finale par la Commission mixte paritaire. Si elle est validée, elle pourrait encourager de nombreux propriétaires à revenir vers la location longue durée, rassurant ainsi les locataires, notamment les étudiants, qui peinent à trouver un logement à chaque rentrée universitaire.
Selon les chiffres présentés par Annaïg Le Meur dans un rapport récent, la rentabilité d’un investissement locatif sur 12 ans (hors plus-value) est nettement plus faible pour une location vide que pour une location meublée de courte durée. Ce constat est particulièrement marqué dans des villes comme Annecy, La Rochelle, Montpellier et Paris, où la concurrence entre ces différents types de location est intense.
Par exemple, à La Rochelle, où 80 % des logements sont loués meublés et 72 % sont des studios ou des T2, la rentabilité d’une location nue oscille autour de 1 %, contre 3 % pour une location meublée de courte durée. Des écarts similaires sont observés à Annecy, où la rentabilité d’une location vide est de 1,3 %, contre 3,6 % pour une location meublée de courte durée.
Le rapport met également en lumière un autre phénomène : pour les ménages les plus aisés, soumis à une tranche marginale d’imposition à 45 %, la rentabilité des locations vides peut même devenir nulle ou négative. Dans les villes analysées, ces ménages, souvent multipropriétaires, risquent de retirer leurs biens du marché locatif, aggravant ainsi la pénurie de logements et contribuant à une hausse des loyers.
En résumé, la location longue durée, surtout lorsqu’elle n’est pas meublée, est de moins en moins perçue comme un investissement rentable pour les propriétaires. Si les mesures fiscales proposées par Annaïg Le Meur et Iñaki Echaniz sont adoptées, elles pourraient redynamiser ce secteur en difficulté et rééquilibrer le marché. Il devient donc urgent d’agir pour éviter une aggravation de la crise du logement en France.
Locataire et ouverture de boîte aux lettres : Ce qu’il faut savoir En gestion locative, les questions de responsabilité et de coût... En savoir plus
Surface locative : comment protéger vos intérêts en tant que bailleur ? Pour les bailleurs en location meublée ou vide, bien calculer... En savoir plus
Hausse des loyers et salaires : un risque pour votre investissement locatif Dans le domaine de la gestion locative, une augmentation significative... En savoir plus
Connectez-vous avec votre email
Vous n'avez pas de compte ? Créer un compte
Veuillez saisir votre identifiant ou adresse mail. Vous recevrez un lien pour créer un nouveau mot de passe par e-mail.
Rejoignez la discussion